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Épuisée par le tumulte parisien, Marie Vagnini est revenue vivre sur ses terres tourangelles depuis l été 2019. Ancienne graphiste, elle s’en est écartée dans les années 90, au moment où l’ordinateur a bousculé son travail : « Dessiner, je ne sais faire que ça et bosser avec l’informatique ça ne m’intéresse pas ». C’est aussi la contrainte des formats qui l’a poussée à s’exprimer dans l’art plutôt que dans le graphiste : « J’étais frustrée de devoir me cantonner à des petits espaces ». Elle s’exprime désormais pleinement et avec tous les éléments du quotidien : « La température, l’heure à laquelle on dessine, la musique que l’on écoute, tout modifie ma manière de peindre ». La peinture qu’elle a réalisée pour le « Street art parc » est empreinte de canicule. On y voit plusieurs visages, plus ou moins dissimulés, presque liquéfiés. Un aspect coulant des formes qui pourraient presque faire penser aux montres de Salvador Dali. Les couleurs, majoritairement froides, contrastent avec la chaleur des températures qui l’ont inspirée. Avant de se lancer dans une œuvre, Marie essaye bien de passer par des croquis : « J’en ai toujours plein, mais ce que je fais n’y ressemble jamais. Ce que j’ai fait la veille dans un autre lieu ne me correspond jamais à l’instant où je dois créer ».

Alexandra Vagnini crée « à la demande » des supports personnalisés intérieurs et extérieurs au travers d’un logiciel de dessin numérique par le biais de la photographie, de la peinture et du dessin.