# Les artistes

> Les artistes urbains qui ont créé les œuvres du Street Art Parc à Candes-Saint-Martin : Espion, Sitou, Mosko, StayReo, Tetar, SupoCaos, Alan Reullier, Moha, Gil KD, Team, Skio, Drope Oner, Martin Peronard.

Source : https://www.street-art-parc.com/fr/artistes
#### Espion

Dès l’âge de 12 ans, Espion est passionné par l’univers des arts graphiques. Artiste autodidacte, il développe son expression à travers diverses techniques, de la bombe au dessin en passant par le bodypainting. Il est le créateur du « graffiti tour » à Montreuil, où il a son atelier, et a reçu le prix Silver pour son gigantesque hibou sur la façade d’une maison à Montreuil. Pour le Street Art Parc, il réalise durant sa résidence de l’été 2019 deux œuvres monumentales, « Le cri de la forêt » et « L’esprit de la forêt » : « Le cri de la forêt » est un immense gorille de 8 mètres sur 3 qui fait écho à l’emblème du château, le gorille Môh.

#### Sitou

Après des études en finances, Sitou, originaire du Togo, change de vie et se passionne pour le street art. Précurseur du street art en Afrique de l’Ouest, où « il fait parler les murs », il n’a de cesse de promouvoir la culture urbaine. Le caméléon, son animal totem, symbolise l’adaptation et la diversité. Artiste engagé, il organise festivals et expositions, anime des ateliers auprès des jeunes publics et des enfants pour faire de l’art un bien commun, et travaille à la bombe, à l’acrylique et au marqueur. Pour le Street Art Parc, il réalise une grande fresque colorée sur palissade de bois.

#### Mosko

C’est en 1989 que Mosko commence à peindre des animaux de la savane dans le quartier de la Moskowa (Paris 18e). Rejoint par Michel Allemand, il investit la rue au pochoir sous le nom de « Mosko et associés », avec pour ambition d’être des « embellisseurs du cadre de vie ». Remarqué à la Tour Paris 13, il poursuit aujourd’hui sa démarche en solo, en atelier comme dans la rue. Pour le Street Art Parc, il intervient en 2019 et marque sa place avec une panthère violette démesurée.

#### StayReo

Issu de la culture graffiti et électro, StayReo propose une esthétique urbaine teintée d’impressionnisme : flèches, courbes, tuyaux et cassures, bombe et acrylique. Peintre et DJ, il cultive l’art du mix dans des peintures abstraites aux couleurs vives. Pour le Street Art Parc, il réalise en 2019 « Human matrix », emportée par la chute d’un arbre lors d’une tempête, puis en 2020 « Mandatory mask – Masque obligatoire », une œuvre graphique sur le thème du masque.

#### Tetar

Artiste français basé à Paris, Tetar a développé un code graphique à part entière, entre la peinture et l’écriture, le tag et l’art brut, l’écriture automatique et l’art primitif. Il peint à l’instinct et respecte le caractère primaire du geste. Pour le Street Art Parc, il a réalisé une grande fresque sur panneaux de tôle aux graphismes faussement géométriques en noir et blanc, comme une nouvelle écriture visuelle énigmatique.

#### SupoCaos

Originaire de Nîmes, graphiste et artiste peintre, cofondateur du collectif La Ruche, SupoCaos a marqué les murs de sa ville. Sa démarche est marquée par l’intrusion du figuratif : il raconte des histoires portées par des structures colorées. Pour le Street Art Parc, il crée une ville fictive et futuriste découpée sur palissade, aussi réaliste qu’humoristique.

#### Alan Reullier

Vit et travaille entre Paris et Montsoreau, où il a sa galerie 3ème Art. Plasticien et graffeur, il travaille la résine, la peinture sur carton ou aluminium et des assemblages de pièces aéronautiques. Exposé à la 58e Biennale de Venise en 2019, il réalise pour l’inauguration du Street Art Parc sa relecture des célèbres portes du métro parisien, colorées à la bombe et couvertes de mots, puis ajoute en 2021 « Au cœur Duchamp ou l’Arbre des libertés ». Il signe aussi la décoration de la Maison Compostelle du château.

#### Moha

Né en 1965 à Dole, artiste-photographe installé aux studios Albatros à Montreuil, Moha parcourt la ville l’appareil à la main, à la recherche de scènes humaines et urbaines inédites. Pour le Street Art Parc, il a imprimé puis collé ses vues urbaines sur les fameuses portes du métro parisien, jouant des transparences des vitres pour raconter une vision multiple de scènes de rues.

#### Gil KD

Élevée par un grand-père artiste, Gil KD peint à la bombe dans les rues de Paris dès 22 ans. Infirmière de formation, elle place l’humain, et en particulier la femme, au cœur de son travail. Installée en Touraine, elle crée ses « filles du vent » : des femmes du monde, libres et fortes, sentinelles protectrices des lieux qu’elles occupent, de Tours à l’étranger.

#### Team

Artiste écrivain né en 1989 et basé à Paris, actif depuis les années 1990. Pour le Street Art Parc, Team expose sa vision du cosmos et des astres dans une scène chaotique et évolutive, dominée par l’explosion graphique et géométrique qui fait sa signature.

#### Martin Peronard

Né au Chili en 1974, il vit et travaille à Montreuil. Peintre et illustrateur, il est formé à l’école des beaux-arts de l’Université catholique du Chili.

#### Skio

« Mon nom d’artiste est Skio, j’ai commencé les graffiti à 16 ans sans savoir ce que c’était ! » Après des études de graphisme, il puise son inspiration dans le Bauhaus et chez de Chirico, Magritte ou Dalí. Il fonde en 2008 à Paris le collectif Riofluo et se définit comme un artiste contemporain, observateur de son époque, qui peint l’homme dans la ville.

#### Drope Oner

Drope Oner laisse ses premières traces de graffeur dans les rues d’Évreux. Pinceaux, bombes et aérographe deviennent ses armes. Pour le Street Art Parc, il investit une palissade de bois avec un personnage loufoque et éclaté, sorte de magicien végétal qui compose sa propre nature imaginaire.
